Adapei
Cantal

1 r Laparra de Fieux
15000 AURILLAC
Tel. : 04 71 48 44 97


 
FAQ - Foire aux questions

 

Vous auriez une autre question à nous poser :  contactez-nous

 

 

« Comprendre le handicap »

 

-> Quelle est la définition du handicap mental ?

-> « Handicap », « déficience », « inadaptation »... quels mots pour parler du handicap mental ?

-> Peut-on soigner le handicap mental ?

-> Comment détecter le handicap chez un enfant ?

-> Je viens d'apprendre le handicap mental de mon enfant, que faire ?

-> Où trouver le soutien pour surmonter le handicap mental d'un proche ?

 

 

« Fonctionnement de l'Adapei »

 

-> Quel est le rôle de l'Adapei ? Pourquoi une association gère-t-elle le problème du handicap mental et pas les pouvoirs publics ?

-> Quelles sont les étapes de la prise en charge... ?.. Quels sont les types d'accueil ?

-> Je ne souhaite pas placer mon enfant en situation de handicap, y'a-t-il des alternatives ?

-> L'adapei peut elle accueillir les handicapés « légers » ?

 

« En pratique »

 

-> La prise en charge d'un membre de la famille handicapé, combien ça coûte ?

-> Où trouver de l'aide pour les démarches administratives ?

-> Combien de temps un handicapé mental peut rester dans un établissement ?

-> Quand et comment puis-je rendre visite à mon proche ?

-> Quelles sont les activités des personnes dans les établissements ?

 

 

« Les proches s'interrogent »

 

-> Mais non ! mon enfant n'est pas handicapé ! ... Il guérira, j'espère ! je suis prêt à aller voir un SPECIALISTE

-> L'instituteur(trice) me dit : « Il y a quelque chose !... son comportement, ses réactions, ses difficultés d'apprendre m'interrogent ! » Je crains que ce ne soit pas un(e) bon maître(esse) ?

-> On me dit que je pourrais m'adresser à la MDPH. Qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

-> Et que j'aurais droit à des allocations ... lesquelles ? Quels montants ?

-> Et plus tard, qu'est-ce que mon enfant fera ?

-> S'il a de l'argent, qu'est-ce qu'il pourra en faire ? ... et la tutelle, les juges, ça me fait peur ...

-> Rencontrer d'autres ? Ce n'est pas comme nous. Les associations ? Oui ! Mais pourquoi ? nous ! ce n'est pas pareil ... on va y réfléchir

-> Mon fils, ma fille a des ressources (allocations, garantie de ressources, PCH, ACTP) pourquoi je n'ai pas le droit d'en disposer ?

-> L'héritage ? Y a-t-il droit ? Pourquoi ? A quelle proportion ?

-> Et l'argent que nous lui avons économisé, où ira-t-il ?

 

 


 

 

« Comprendre le handicap »

 

-> Quelle est la définition du handicap mental ?

C'est l'incapacité ou la grande difficulté, pour la personne qui en est atteinte, de prendre au bon moment les bonnes décisions qui la concernent et de les conduire jusqu'à leur terme.

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-> « Handicap », « déficience », « inadaptation »... quels mots pour parler du handicap mental ?

Au départ il y a la déficience d'une ou plusieurs fonctions du cerveau, des neurones étant touchés ou morts ou absents ou mal coordonnés. Cette déficience entraine des difficultés pour agir; c'est le handicap, l'entrave, le désavantage. Cette inégalité doit être compensée.

Les modalités de compensation sont diverses selon les handicaps.

Pour le handicap sensoriel :  c'est l'appareil visuel, acoustique etc... 

Pour le handicap physique : c'est l'appareil, le fauteuil roulant, le déambulateur, la boite automatique pour la voiture

Pour le handicap mental : c'est l'accompagnement quasiment systématique par une autre personne (l'auxiliaire de vie)

Lorsque ces prothèses restent insuffisantes, il en résulte une inadaptation de la personne handicapée à la vie sociale, professionnelle... à moins que ce soit la société qui soit inadaptée à la personne. Elle peut consentir des efforts pour réduire ces inadaptations !

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-> Peut-on soigner le handicap mental ?

Oui, en prenant soin de la personne quel que soit son âge. Guérir ? malheureusement, non ! Seule l'éducation (éducateurs, aides à la vie scolaire, auxiliaire de vie) peut permettre aux personnes atteintes de handicap mental d'améliorer l'état : par exemple, la répétition, la stimulation.... , car c'est un état, non une maladie que l'on guérit grâce à un traitement médicamenteux par exemple.

C'est la toute la différence avec la maladie.

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 -> Comment détecter le handicap chez un enfant ?

Le manque de coordination, regard, ouïe, gestes, propreté, stabilité, équilibre, difficultés d'apprentissage, doivent orienter vers l'enseignant, le pédiatre. C'est un bébé « étrange » !

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-> Je viens d'apprendre le handicap mental de mon enfant, que faire ?

La plupart des parents réagissent très difficilement à l'annonce du handicap de leur enfant. Ces réactions sont à éviter :

1. le repli sur soi, la faute à l'autre ..... il n'y a pas de faute

2. se faire oublier, s'effacer des relations (famille, voisinage, environnement professionnel...)

3. chercher la pitié, la commisération, répéter : "il ne pourra pas faire ceci, cela..."

Il y a d'autres façons de s'accomplir, et pour votre enfant d'être heureux. Souvent il aime la musique, les animaux, la fête. S'il est heureux, il saura vous le montrer..

Ce qu'il faut faire c'est s'ouvrir à d'autres parents placés dans la même situation et échangez sur ce que vous traversez.

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-> Où trouver le soutien pour surmonter le handicap mental d'un proche ?

Les paramédicaux.... sauront vous aider, mais d'autres aussi.

Les associations pourront souvent vous apporter un soutien. Dans le monde associatif c'est l'auberge espagnole, « on y trouve ce qu'on y apporte » ! C'est-à-dire la communication.

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« Fonctionnement de l'Adapei »

 

-> Quel est le rôle de l'Adapei ? Pourquoi une association gère-t-elle le problème du handicap mental et pas les pouvoirs publics ?

C'est toute une histoire, longue et difficile. Le problème a émergé dans les années d'après guerre (1950 1960)

Jusqu'alors les personnes handicapées mentales étaient considérées comme "inéducables" (c'était le terme médical) donc dangereuses, folles, imprévisibles, étranges...

On les cachait : en famille, à l'hospice, à l'hôpital psychiatrique.

Ce sont les familles qui se sont regroupées (à Lyon d'abord puis à Lille puis à Paris) et ont décidé d'agir pour compenser l'absence d'initiative des pouvoirs publics ; d'où la création des premiers établissements médio-éducatifs, puis l'élaboration des fonctions adaptées ( éducateurs spécialisés, paramédicaux etc. ...), puis aussi la construction de la convention collective de 1966 pour établir un cadre encore en vigueur aujourd'hui, enfin , vinrent les deux lois de 1975 (S.WEIL, M.M. DIENECH) pour créer, entériner un cadre législatif, réglementaire, modifié aujourd'hui, car l'ambition de ces lois dépasse les capacités économiques de notre pays.

C'est ainsi que nos 750 associations comme l'Adapei du Cantal sont devenues à la fois : promotrices de structures et d'établissements ; et propriétaires, gestionnaires de ces établissements, usagers de ces établissements.

Ces trois fonctions leur confèrent surtout des devoirs mais aussi, dans une grande mesure, la maîtrise du devenir de leurs enfants.

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 -> Quelles sont les étapes de la prise en charge... ?.. Quels sont les types d'accueil ?

Des réponses sont proposées pour prendre en compte à la fois les différentes catégories d'âge et les différents degrés de handicap.

C'est pourquoi les types d'accueil sont diversifiés :

En établissement spécialisé

En famille

En milieu ordinaire

En internat

En semi internat

Dans tous les cas le personnel est nombreux et qualifié de manière à rassurer les familles, et surtout les résidents soient écoutés.

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 -> Je ne souhaite pas placer mon enfant en situation de handicap, y'a-t-il des alternatives ?

En famille ou en milieu ordinaire (alternative du placement en établissement).

L'Adapei propose des solutions d'accueil en établissements et aussi d'accompagnement en famille et en milieu odinaire.

 

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-> L'adapei peut elle accueillir les handicapés « légers » ?

Plusieurs établissements de l'Adapei du Cantal accueillent des handicapés légers. L'insertion scolaire, le SESSAD, le service petite enfance, l'apprentissage spécialisé, l'ESAT hors murs, les ateliers protégés (Aurillac, Mauriac, Saint-Flour), le Service d'Accompagnement Médico Social aux Adultes Handicapés (SAMSAH 100 places)

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« En pratique »

 

-> La prise en charge d'un membre de la famille handicapé, combien ça coûte ?

1. Enfance : prise en charge sécurité sociale sauf transports et quelques dépenses auxiliaires (comme pour les enfants ordinaires ) jusqu'à 20 ans

2. Adulte période d'activité :

a. si capable d'activités professionnelles

CAT (ESAT) ressources; SMIC

Ateliers adaptés ressources: SMIC + ancienneté

CAT hors murs (ESAT) ressources: SMIC + ancienneté

b. Sinon : Maison d'Accueil Spécialisée : prise en charge sécurité sociale (cf hôpital) reste à la disposition de la personne un tiers de l'AAH (Allocation Adulte Handicapé) soient 300 euros par mois environ

3. Adulte période de retraite :

en famille : retraite personnelle (cotisations ESAT) 

en foyer : retraite personnelle (cotisations ESAT) + aide sociale, récupération aide sociale laissée à disposition durant sa vie : un tiers de l'AAH

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 -> Où trouver de l'aide pour les démarches administratives ?

Auprès des associations comme l'Adapei (contactez-nous)

Auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)

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 -> Combien de temps un handicapé mental peut rester dans un établissement ?

La durée de l'accueil est fonction de l'agrément qui dépend de l'âge (enfance, adolescence, adulte, retraite)

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 -> Quand et comment puis-je rendre visite à mon proche ?

Chaque établissement est doté d'un règlement intérieur spécifique.

Un livret d'accueil est remis aux familles.

Le directeur est à l'écoute des familles pour écouter les attentes spécifiques.

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 -> Quelles sont les activités des personnes dans les établissements ?

Les activités sont proposées en fonction de l'âge, des capacités, des goûts des résidents et élaborées dans le cadre du projet de vie de chacun. Projet élaboré avec les professionnels, parents, résidents, éventuellement tuteur.

Elles sont suivies par un dialogue régulier avec l'établissement.

Exemples : Equitation, sports, loisirs, piscine, marche, théâtre, randonnées....

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« Les proches s'interrogent »

 

-> Mais non ! mon enfant n'est pas handicapé ! ... Il guérira, j'espère ! je suis prêt à aller voir un spécialiste

Oui votre enfant a des difficultés, c'est sans doute passager mais vous avez raison de vous en préoccuper, il faudrait peut être rencontrer et parler avec d'autres parents, qui comme vous, s'interrogent... et puis à l'hôpital il y a des centres d'action médico sociale précoce, peut être des orthophonistes, des ergothérapeutes, des kiné, peut être aussi un service d'éducation et de soins à domicile, et puis aussi la garderie et la crèche. ! Surtout ne restez pas seuls, parents isolés. Consultez internet et les associations de parents qui comme vous ont supporté puis tenté de résoudre cette difficulté.

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-> L'instituteur(trice) me dit : « Il y a quelque chose !... son comportement, ses réactions, ses difficultés d'apprendre m'interrogent ! » Je crains que ce ne soit pas un(e) bon maître(esse) ?

SI l'instituteur s'interroge, n'oubliez pas qu'il est un professionnel et que s'il vous en parle c'est qu'il y a une raison. Demandez lui conseil, aide et faites lui confiance.

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-> On me dit que je pourrais m'adresser à la MDPH. Qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) dont vous trouverez l'adresse au Conseil Général et sur notre site est à votre disposition pour vous accueillir, vous renseigner, vous aider à constituer des dossiers, vous conseiller en toute circonstance. Les personnels sont qualifiés et disponibles, n'hésitez pas à les contacter pour obtenir d'éventuelles allocations, des orientations et toutes les aides dont vous pourriez avoir besoin.

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-> Et que j'aurais droit à des allocations ... lesquelles ? Quels montants ?

Elles sont nombreuses et la MDPH pourra vous renseigner sur leur nature et leur montant.

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-> Et plus tard, qu'est-ce que mon enfant fera ?

Jusqu'à l'âge de 20 ans, l'Adapei pourra subvenir à ses besoins de soins et d'éducation et aussi de formation en fonction de ses possibilités.

Après 20 ans il aura besoin de travail à sa portée et d'hébergement en fonction de ses capacités. L'Adapei vous aidera à vous orienter.

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-> S'il a de l'argent, qu'est-ce qu'il pourra en faire ? ... et la tutelle, les juges, ça me fait peur ...

Si ses capacités ne lui permettent pas de gérer ses ressources (héritages, allocations, salaires, etc...) vous devez envisager pour lui une mesure de protection juridique (tutelle parentale ou organisme de tutelle, curatelle) se renseigner à l'Adapei.

Au final, c'est le juge des tutelles qui décide en concertation avec les familles.

Dans tous les cas c'est une démarche qu'il faut entreprendre. Une fois de plus adressez vous à l'Adapei.. Elle saura vous conseiller avec l'aide éventuelle de votre notaire pour sauvegarder les intérêts de votre enfant.

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-> Rencontrer d'autres familles ?  Les associations ? Oui ! Mais pourquoi ? nous ! ce n'est pas pareil ... on va y réfléchir

Rencontrer d'autres familles c'est sans doute difficile mais ....indispensable.

Les associations ça donne confiance et ça permet de faciliter les relations et les démarches avec les administrations et tout d'abord la MDPH . Les associations tiennent une permanence à la MDPH.

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-> Mon fils, ma fille a des ressources (allocations, garantie de ressources, PCH, ACTP) pourquoi je n'ai pas le droit d'en disposer ?

Parce que votre enfant devenu majeur est un citoyen à part entière. S'il a besoin d'être protégé c'est son tuteur qui le fera en « bon père de famille ». ses ressources ne peuvent en aucun cas être mise à la disposition d'un autre membre de la famille sans l'accord du tuteur. 

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-> L'héritage ? Y a-t-il droit ? Pourquoi ? A quelle proportion ?

Oui, de plein droit au même titre que ses frères et sœurs. La seule condition pour que la succession soit ouverte est que la Personne Handicapée soit sous tutelle.

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-> Et l'argent que nous lui avons économisé, où ira-t-il ?

Son patrimoine lui appartient. Il peut en disposer avec l'accord de son tuteur pour ses besoins personnels (soins, alimentation, vêture etc...)

A son décès s'il doit des sommes à l'Aide Sociale, elles lui seront prélevées d'office sur son patrimoine sans toucher, en aucun cas au patrimoine des frères et sœurs ni de leurs descendants.

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© Adapei du Cantal

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